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"Ere du Tchier de Borée "( Haute-Ardèche) et " Le Jardin des 9 demoiselles"(Vaucluse)
par29 décembre 2009 - 11:28
Quand s’affirme et s’affiche que le monde de demain sera encore plus urbanisé, une distraction alternative semble être dans une rude ruralité chargée de symboles revisités. Pour cette fin d’année 2009 et comme transition vers 2010, abCIDE, les chemins et territoires de RELIANCE vous invitent à visiter un site remarquable de Haute-Ardèche, écho sur l’autre rive d’un précédent chantier d’artistes à Vaison-la-Romaine. Serge Boyer et Fabienne Versé, deux sculpteurs de Vaison-la-Romaine y ont récidivé dans l’installation monumentale de pierres levées et sculptées de symboles à Borée (proche du Mont Gerbier de Jonc). [1] . Une première et spectaculaire occupation d’espace [2] nous accueille dans le lit majeur de l’Ouvéze provençale en aval de Vaison-la-Romaine en lieu et place d’une zone dévastée en 1992 par les inondations catastrophiques de cette belle cité vauclusienne. Un parcours de santé au milieu d’une bambouseraie compléte cette nouvelle occupation d’espace non constructible.
Cette double aire monumentale, ardéchoise et vauclusienne, s’offre à nous pour mettre en lumière sans les élucider nos rapports complexes à la spiritualité et aux symboles, aux paysages dans la durée, avec "la culture" qui en serait le laboratoire où s’expérimentent différentes alchimies intimes et sociales de révélation.
Ces jardins de pierres, qui évoquent la mémoire d’un Théodore Monod nous initiant à l’écoute du désert si peuplé, télescopent en images et sons, ici un projet d’urbanisme, là une mise en scène de théâtre de rue avec des marionnettes géantes, là un jeu d’échec où les pions ne savent plus bien qui et où ils sont, sauf à chercher par l’air, l’eau, la terre et le feu, la vie dans un long et lent processus civilisationnel enraciné. L’éloge de la lenteur quand tout s’agite autour de nous.
Pour le Nouvel An 2010 , un message de solidarité qui aurait l’allure d’une ribambelle de menhirs, envoyé aux humains, poussières d’étoiles !
L’économie sociale et solidaire qu’a-t-elle à faire dans ces représentations circaciennes incertaines ? Expérimenter ses différentes figures de style, descendre dans l’arène pour s’assurer de ses audaces. Y faire turbiner " la Frasernité " en s’autorisant la poésie et la spiritualité. [3]
L’actualité chaotique, le maintien, le retour, de l’accés au travail-activité-emploi (une loterie ?), des handicapés (différée), des "seniors" (priorisée), des "jeunes" (ajournée) nécessitent ce détour particulièrement "improductif" sous les étoiles . [4]
« La bannière qui sert de voile à l’embarcation d’Eros est brodée de symboles … »
[1]http://boyer.verse.free.fr/Tchier-B...
[2]" Le Jardin des 9 demoiselles " Ensemble poétique de 81 blocs de granits sculptés par Serge Boyer, professeur à l’Ecole des Beaux-Arts d’Avignon. Au centre du tracé, un carré de 9 pierres matérialisant les 9 villes désignées en 2000 par le Conseil d’Europe, comme ville de la culture. Sur chacune de ces pierres un poème est gravé.
[3]Si la Figure de Fraser s’avère pertinente pour intégrer ces formes ancestrales lourdes de rituels, contrepoint à l’insoutenable légéreté de l’être.
[4] Les Ateliers de la nuit / Les jardiniers de la Terre, étant les noms choisis par les sculpteurs pour apprivoiser les blocs de roche et les paysages. Respect !
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